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Les métiers du chantier

Logiciel économiste construction : phase chantier

9 min de lecture
Économiste de la construction sur un chantier suivant la phase travaux, contexte logiciel BTP

Le marché est signé, le CCTP bouclé, la DPGF calée, les offres dépouillées. Votre logiciel de chiffrage a fait son travail jusqu'au dernier métré. Puis l'outil se tait. Il ne sait ni viser une situation de travaux, ni suivre une retenue de garantie sur dix-huit mois. La première situation du chantier, vous la montez sur tableur, comme presque tous les économistes de la construction le jour où le chantier démarre.

C'est le trou dans la raquette du métier. Les logiciels existent en nombre pour la phase études. Pour ce qui se passe après la signature, on retombe presque toujours sur le tableur.

Le métier change pourtant selon qu'on vise l'amont ou l'aval, et un même logiciel couvre rarement les deux. Cette page traite la seconde moitié, la phase chantier.

Missions de l'économiste de la construction : un métier en deux temps, études et chantier

L'économie de la construction est un métier de chiffres : vérifier et arrêter des montants tout au long d'un projet. Ce métier se joue en deux temps, qui ne s'outillent pas de la même façon.

La phase études précède la signature du marché. L'économiste rédige le CCTP (cahier des clauses techniques particulières) et monte la DPGF (décomposition du prix global et forfaitaire). Il relève les métrés, chiffre l'estimation des coûts et prépare le dossier de consultation des entreprises. Il pose le budget prévisionnel, lance les appels d'offres et analyse les offres reçues. C'est le périmètre des logiciels orientés études.

La phase chantier commence à la notification du marché. Plus de métrés à reprendre. Place au suivi : valider les situations de travaux mois après mois, chiffrer les avenants, déduire les retenues de garantie à chaque acompte, puis établir le décompte général définitif. Le travail change de nature, il s'agit de contrôler une exécution.

L'Union des économistes de la construction (UNTEC) fédère environ 8 500 entreprises du secteur. Ces professionnels maîtrisent très bien leur outillage d'études, et beaucoup basculent sur un tableur dès que le chantier démarre.

CCTP, DPGF, métrés et pièces écrites : le logiciel pour économiste sur la phase études

Avant la signature, le travail de l'économiste est documentaire et quantitatif, et les logiciels dédiés y répondent bien.

Un logiciel de CCTP automatise la rédaction des pièces écrites à partir d'une bibliothèque de descriptifs tous corps d'état. Vous sélectionnez les ouvrages, le logiciel assemble les CCTP lot par lot. La DPGF s'y rattache : chaque article du CCTP porte sa ligne de prix, et la décomposition se met à jour quand le descriptif change. Ces bibliothèques reposent sur une nomenclature normalisée, souvent calée sur les référentiels du CSTB. C'est le cœur d'outils comme DeviSOC (décliné en DeviSOC Économie), ELA Build ou ATTIC+.

Les métrés suivent deux logiques de saisie. La saisie traditionnelle, par tableaux, relève les quantités sur plans et les ventile par poste. La saisie graphique s'appuie sur une maquette BIM : l'économiste importe un fichier IFC, le format d'échange standard, et le logiciel en extrait surfaces, volumes et linéaires.

Côté estimation, ces logiciels embarquent des bibliothèques de prix du BTP calées sur les DTU et les Eurocodes. L'économiste bâtit son estimation à partir de prix de référence et produit un budget que le maître d'ouvrage pourra arbitrer. Le même socle sert ensuite à monter le DCE et à comparer les offres.

Ces outils s'arrêtent à la signature du marché. La validation des situations, le suivi des retenues et le décompte général définitif ne figurent dans aucun de leurs modules.

Gestion d'affaires et suivi de chantier : ce que les logiciels de chiffrage ne prévoient pas

Économiste contrôlant l'avancement d'un chantier sur tablette devant une structure en construction

L'économiste qui a piloté son chiffrage, ses métrés et ses pièces écrites avec un outil dédié se retrouve, le chantier lancé, devant une feuille de calcul.

Chaque mois, il faut viser les situations de travaux de chaque entreprise, vérifier les montants HT et la TVA, déduire la retenue de garantie. Chaque modification du marché passe par un avenant à chiffrer et à répercuter partout. Les coûts réels s'écartent du prévisionnel, et il faut le voir avant que l'écart ne devienne un litige.

Excel ne dit jamais non. Une retenue déduite deux fois, un avenant oublié sur un lot, une situation visée sur un montant erroné : rien ne vous alerte. Sur un chantier, ça se rattrape. Sur cinq chantiers menés en parallèle, chacun avec ses lots et ses entreprises, le risque devient structurel. Sur un marché de 500 000 €, la retenue de garantie de 5 % représente 25 000 € à suivre, qui dorment chez le client si personne ne trace leur libération.

Avant de chercher une solution, mesurez ce que ce suivi manuel vous coûte : estimez en quelques minutes le temps que votre agence perd chaque semaine sur la phase chantier.

Situations de travaux, retenues de garantie, DGD : la mécanique financière post-signature

Après la signature, le travail financier suit une chronologie précise, en cinq moments.

  • La situation de travaux, chaque mois. Chaque entreprise présente l'avancement de son lot. L'économiste vérifie les quantités exécutées, valide les montants HT, applique la TVA et déduit la retenue de garantie de 5 %. Un document contractuel par lot, tous les mois. La page dédiée détaille la méthode pour établir le certificat de paiement à partir de la situation reçue.
  • L'avenant, à chaque modification. Un imprévu de chantier, une prestation supplémentaire : l'avenant chiffre la variation et la répercute sur le budget. S'il n'est pas tracé partout, les montants divergent entre la situation, le marché et la comptabilité.
  • L'assistance aux opérations, à la réception. L'économiste relève les réserves et appuie le maître d'ouvrage. C'est ce moment qui déclenche le délai d'un an pour la libération de la retenue de garantie.
  • Le DGD, dans les 30 jours. En marché public, le MOE transmet le projet de décompte général, qui doit ensuite être notifié dans les 30 jours (CCAG Travaux, art. 12). Passé ce délai, le risque de décompte tacite s'installe.
  • La libération de la retenue, à douze mois. Elle ne peut excéder 5 % et doit être libérée au plus tard un an après la réception, même sans accord explicite du maître d'ouvrage. C'est une règle d'ordre public, fixée par la loi n° 71-584 du 16 juillet 1971. Encore faut-il que quelqu'un suive l'échéance, chantier par chantier.

Cette mécanique, l'économiste la connaît par cœur. La tenir sans oubli sur plusieurs chantiers à la fois est un autre exercice.

Jerico : un logiciel de suivi de chantier pour les économistes de la construction

Jerico prend le relais après la signature, exactement là où votre logiciel de chiffrage s'arrête.

Vous importez un marché. L'IA en extrait les lots, les montants et les entreprises depuis le PDF du contrat, sans ressaisie. À chaque situation de travaux, les montants HT, TTC et multi-TVA se calculent seuls. La retenue de garantie se déduit puis se suit automatiquement jusqu'à sa libération. Les avenants se répercutent sur le budget et restent horodatés. Le décompte général définitif s'appuie sur les situations déjà validées, au lieu d'être reconstruit à la main en fin de marché.

Le suivi est multi-chantiers et multi-lots. Vous voyez, pour chaque chantier, ce qui a été facturé, ce qui reste à facturer et quelles retenues attendent leur libération. Les entreprises déposent leurs devis et leurs factures sur leur propre espace. Le maître d'ouvrage consulte l'avancement et valide les situations depuis un espace dédié, sans créer de compte.

Les agences de maîtrise d'œuvre qui tiennent leur phase chantier sur Jerico rapportent jusqu'à deux jours productifs récupérés par mois et par personne. Leur travail sur cette phase est très proche du vôtre : le suivi financier qu'elles décrivent est celui que vous tenez après la signature.

Jerico s'utilise depuis le navigateur, sans rien à installer. Les données sont hébergées en Europe, isolées par agence, conformes au RGPD. Les tarifs sont publics, à partir de 79 € HT par mois, avec un essai d'un mois à moindres frais sur vos chantiers réels. Si vous travaillez avec une équipe MOE, c'est le complément naturel de votre logiciel de suivi de chantier pour maîtres d'œuvre.

Estimation des coûts, appels d'offres, logiciel de gestion : associer ses outils selon la phase

Économiste de la construction concentré à son bureau lumineux, réfléchissant à la mécanique financière post-signature

Un seul logiciel couvre rarement bien les deux phases du métier. La question utile est : quel outil pour quelle phase ?

CritèrePhase étudesPhase chantier
Travail principalEstimation, chiffrage, métrésValidation des situations, suivi financier
Documents produitsCCTP, DPGF, pièces écrites, DCESituations, avenants, DGD
MomentAvant la signature du marchéAprès la notification
Appels d'offresConsultation, analyse des offres—
Calcul des retenues de garantie—Automatique, suivi jusqu'à libération
Suivi des délais DGD—Alerte sur l'échéance légale

Un logiciel de phase études gère très bien l'estimation des coûts, les métrés et la consultation des entreprises, tant qu'on reste avant la signature. Posez-lui une retenue de garantie à libérer dans dix-huit mois ou un DGD à notifier sous 30 jours, et il faut bricoler.

Sur la phase chantier, tout se joue sur la fiabilité du suivi, et deux critères départagent les outils. Le premier : le logiciel calcule-t-il et trace-t-il automatiquement les retenues de garantie, chantier par chantier ? Une retenue de garantie mal suivie, ce sont des milliers d'euros bloqués sans que personne ne le voie. Le second : alerte-t-il sur les délais du décompte général définitif ? En marché public, un délai dépassé peut transformer un projet de décompte en décompte tacite.

Si votre métier couvre les deux phases, et c'est le cas de la plupart des économistes, il vous faut deux outils complémentaires.

Questions fréquentes

Jerico peut-il remplacer mon logiciel de CCTP et de DPGF ?

Non. Jerico ne rédige pas de pièces écrites, ne fait pas de métrés et ne produit pas d'estimation. Il intervient après la signature du marché, sur le suivi financier : situations de travaux, avenants, retenues de garantie, décompte général définitif. Gardez votre logiciel de chiffrage pour la phase études et branchez Jerico sur la phase chantier.

Un économiste peut-il utiliser Jerico indépendamment de l'architecte maître d'œuvre ?

Oui. Jerico gère le suivi financier d'un chantier quel que soit l'intervenant qui le pilote, que l'économiste valide les situations pour le compte du maître d'ouvrage ou en appui d'une équipe de maîtrise d'œuvre.

Comment Jerico gère-t-il les situations quand plusieurs entreprises interviennent sur un même chantier ?

Chaque lot et chaque entreprise dispose de son suivi. Les entreprises déposent leurs situations sur leur propre espace, vous les visez lot par lot, et le tableau de bord consolide les montants à l'échelle du chantier.

Prêt à retrouver la sérénité sur vos chantiers ?

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